19 oct. 2018

{Chronique} Les Soeurs Carmines Tome 2 Belle de gris

Trois semaines séparent Tristabelle Carmine du Grand Bal de la Reine. Trois semaines pour trouver la robe de ses rêves, un masque, une nouvelle paire d’escarpins… et aussi un moyen d’entrer au Palais. Car Tristabelle n’a pas été invitée. Mais ça, c’est un détail. Tout comme les voix dans sa tête ou cette minuscule série de meurtres qui semble lui coller aux talons.

En tout cas, elle ne compte pas rater la fête. Quitte à écumer les bas-fonds surnaturels de Grisaille, frayer avec des criminels, travailler dans une morgue ou rejoindre un culte. S’il le faut, elle ira même jusqu’à tuer demander de l’aide à sa petite sœur. Car Tristabelle Carmine est une jeune femme débrouillarde, saine et équilibrée. Ne laissez pas ses rivales ou ses admirateurs éconduits vous convaincre du contraire. Ils sont juste jaloux. Surtout les morts.







Ma lecture du premier tome de cette trilogie atypique remontant à l'année dernière, je me suis dis que je pourrai proposer aux abonnés à ma chaîne Youtube d'inclure le tome 2 à ma pile à lire automnale puisque à mon sens, ce livre entre tout à fait dans le thème des "lectures sombres, étranges, inquiétantes". Bien m'en a pris, Belle de gris a quasiment été choisi à l'unanimité par mes abonnés et j'ai pu me lancer à l'assaut de cette suite qui m'a valu rien de moins qu'un coup de cœur. 
Les soeurs Carmines sont au nombre de trois et chaque tome de la trilogie d'Ariel Holzl nous permet de nous familiariser avec chacune d'elles. Le premier tome m'a permis de découvrir Merryvère, la seconde des trois soeurs qui exerce la profession de monte-en-l'air (comprenez voleuse) à Grisaille, cité gothique peuplée de criminels où la mort est plus courante que la vie. Ce deuxième tome nous permet cette fois-ci de suivre l'aînée, Tristabelle qui souhaite ardemment se rendre à un bal où elle n'est pas invitée dans le but de proposer ses services à la Reine comme dame de compagnie. 
J'avais bien aimé le premier tome auquel de mémoire je lui avait donné la note de 4/5 mais c'est sans comparaison possible avec ce second tome qui m'a énormément emballé. Il faut dire que Tristabelle est bien plus amusante à suivre que la déprimante Merryvère J'ai adoré la narration. Nous sommes ici dans la tête de cette psychopathe de Tristabelle et suivons le fil parfois tortueux et morbide de ses pensées tandis que la demoiselle a bien conscience de notre présence dans sa tête comme en témoignent ses nombreuses et désopilantes interjections. 
L'histoire m'a semblé aussi courte que la précédente (lorsqu'on aime, tout est toujours trop rapide) mais tout aussi prenante, dynamique et agréable à suivre. Tristabelle est une héroine exécrable et imbue d'elle-même qui s'exprime continuellement d'une voix affectée. C'est une caricature à elle toute seule et même si on a envie de la détester, on en est incapable tant ses manières ampoulées et son tempérament vindicatif la rendent amusante. 
Les personnages secondaires ne sont pas en reste, et j'ai retrouvé avec grand plaisir les autres membres de la famille Carmine ainsi que d'autres figures intéressantes rencontrées dans le premier tome. En parlant du premier tome justement, l'intrigue de ce tome 2 m'a parût en comparaison bien plus prenante et enlevée mais toujours aussi loufoque et mordante. Il n'y a que la fin qui m'a finalement moins emballé que le reste, me tirant au passage un petit grincement peiné des dents. 
En résumé, quelle lecture les amis ! Grisaille est vraiment un terrain de jeux incroyable sur lequel absolument n'importe quel drame peut se produire pour notre plus grand plaisir ! L'histoire est incroyablement addictive grâce à la plume hilarante de l'auteur et à son héroine timbrée et sournoise. J'en redemande et il me tarde déjà de me plonger dans le dernier tome consacrée à la cadette, Dolorine.
♥♥♥♥♥


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