19 juin 2018

{Chronique} Je suis ton soleil

Déborah démarre son année de terminale sans une paire de chaussures, rapport à Isidore le chien-clochard qui s'acharne à les dévorer. Mais ce n'est pas le pire, non.
Le pire est-ce sa mère qui se met à découper frénétiquement des magazines ou son père au bras d'une inconnue aux longs cheveux bouclés?
Le bac est en ligne de mire, et il va falloir de l'aide, des amis, du courage et beaucoup d'humour à Déborah pour percer les nuages, comme un soleil.










Il y a de cela quelques mois, en plus de me proposer un partenariat avec eux, les éditions Flammarion m'ont à l'époque invité à recevoir l'une de leurs sorties phares de 2017. Après avoir un peu hésité mais finalement pas tant que ça, j'ai jeté mon dévolu sur Je suis ton soleil de Marie Pavlenko, une auteure française à qui l'on doit notamment la série Marjane qui sommeille encore dans ma PAL. Un grand merci en tout cas aux éditions Flammarion pour cette réception que j'ai pu lire la semaine passée.
Je suis ton soleil nous parle du quotidien de Déborah, élève de terminale qui doit jongler entre l'éloignement de sa meilleure amie, l'approche du bac, la destruction méthodique de ses chaussures par son chien et surtout les problèmes de couple que rencontrent actuellement ses parents. 
Avec un titre aussi élogieux, une couverture minimaliste mais fun et des avis de lecteurs très enjoués, je m'attendais à me poiler comme jamais en compagnie d'un livre gai et loufoque. Pour la loufoquerie, je valide à 100%, l'auteure possède une belle imagination et m'a emmené sans peine d'une situation incongrue à une autre par contre, pour le côté gai, ce n'est pas tout à fait ça. 
En réalité, le ton de cette histoire est humoristique mais le contenu, lui, ne l'est pas vraiment ce qui me fait dire que ce livre s'est révélé être doux et amer à la fois. Déborah en est à une étape charnière de son existence. Elle a beau porter des bottes grenouilles et avoir des réactions parfois enfantines, elle n'est plus une enfant, mais elle n'est pas encore tout à fait adulte pour autant même si elle va se retrouver de plein fouet en proie à des problématiques d'adulte. Elle surprend son père la bouche collée à celle d'une femme qui n'est pas sa mère et voir une famille éclater est un événement compliqué à gérer, quelque soit son âge.
J'ai en tout cas vraiment apprécié le naturel de Déborah qui est un personnage entier et attachant, drôle sans vouloir l'être. C'est une adolescente, à laquelle vous et moi avons certainement dû ressembler à un moment donné de notre existence et à laquelle il est donc aisé de s'identifier. La relation qu'elle entretient avec ses parents est assez complexe mais j'ai suivi avec beaucoup d'attention et d'intérêt toutes leurs interactions. J'ai pris autant de plaisir à découvrir l'adolescente dans son quotidien entre ses fous rires avec ses amis Mygale-Man et Victor que dans ses moments de doutes et de tristesse.
Marie Pavlenko a écrit un livre qui sonne juste, qui illustre à merveille les affres de l'adolescence, entre les amitiés malmenées, les tourments amoureux et les difficultés à communiquer. Cette histoire pourra parler à chacun d'entre nous en nous remplissant d'une jolie palette d'émotions. M'attendant à lire un livre extrêmement joyeux et léger, j'ai un peu déchanté sur les bords mais j'ai tout de même apprécié ma lecture.

★★★☆☆


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